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Télématin / France2 09/03/2007
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Défis (Défis - 01/03/2005) |
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Hebdo-Bourseplus.com (Hebdo-Bourseplus.com - 18/02/2005)
Cest un site original que nous vous présentons cette semaine. Lancée en 1999, Objectif-Devis est une plate-forme d'intermédiation permettant aux internautes d'effectuer des demandes de devis auprès de 2 500 prestataires de services dans les secteurs de léquipement de l'habitat et des travaux. Pour financer son développement, la société vient de lever deux millions d'euros auprès de Banexi Ventures Partners, une filiale du groupe BNP Paribas. Elle cède ainsi la majorité de son capital au fonds d'investissement. Par ailleurs, elle a abandonné son appellation d'origine pour prendre le nom de Quotatis. Avec 70 000 devis en 2004, elle revendique un chiffre daffaires de 640 000 euros, en progression annuel de 220%. Quotatis table sur une croissance de lordre de 150% pour cette année. Mikaël Lhayani, Directeur général de Quotatis, répond aux questions de lHebdo-Bourseplus.com.
LHebdo-Bourseplus.com : Comment est née la jeune pousse Objectif-Devis, qui vient d'être rebaptisée Quotatis ?
Mikaël Lhayani : Objectif-Devis est né en 1999 et le développement commercial a commencé un an plus tard. L'idée était de se positionner comme un service utile pour le demandeur de devis. Chaque fois qu'une entreprise ou un particulier recherchent un prestataire, l'idée est qu'ils puissent, en un acte simple, interroger simultanément plusieurs prestataires. Il était donc pertinent de mettre en uvre un tel service par Internet. Au fil du temps, le service s'est spécialisé dans l'habitat et les travaux au sens large : électricité, plomberie, rénovation, parquets, etc. Nous avons trouvé notre voie sur ce créneau. Des portails importants ont souhaité développer un tel service et nous avons développé une collaboration avec eux. Aujourdhui, Quotatis est la première plate-forme dintermédiation en France par le nombre de prestataires inscrits, puisque nous avons 2 500 entreprises, dont 85% dartisans. Les 15%, restants sont des grands comptes dans le domaine de lhabitat. Certains petits artisans commencent à générer des volumes mensuels importants par le biais de Quotatis. Evidemment, depuis cinq ans, nous avons évolué progressivement, comme toutes jeunes pousses. Avant la levée de fonds, nous étions quatre salariés. Deux mois après la levée, nous sommes 13 et, dici à la fin de lannée, nous serons une vingtaine. Les volumes ont nettement augmenté sur toute la période. Le chiffre daffaires de 2004 est de 640 000 euros et nous étions bénéficiaires avant larrivée de linvestisseur. Tout cela est en train de prendre forme et nous allons développer des nouveaux services afin de rendre le site plus utile et incontournable.
Pourquoi avoir choisi le nom de Quotatis ?
C'est un nom plus international. Le financement que nous venons d'avoir va nous permettre de lancer très rapidement des sites à l'étranger. Il fallait que nous nous démarquions dun nom trop franco-français. Vous avez concentré vos efforts sur l'offre, le nombre de prestataires.
Allez-vous vous orienter maintenant vers la notoriété du site afin de générer davantage de trafic ?
Il a toujours fallu gérer les deux pour offrir un produit équilibré. Si vous avez trop de prestataires, mais pas assez de demandeurs, les professionnels ont l'impression que le service ne marche pas. Si vous avez trop de demandeurs, mais pas assez de prestataires, les gens ont l'impression que le service n'est pas très utile car le nombre de réponses est faible. C'est un équilibre permanent qu'il faut maintenir.
Vous travaillez sur toute la France avec des prestataires qui sont généralement des artisans. C'est un nombre considérable de métiers que vous devez gérer...
C'est un travail de longue haleine. Nous sommes en train de densifier les zones où il n'y a pas beaucoup de prestataires. Nous essayons, métier par métier et département par département, de recruter des nouveaux professionnels. Nous avons des objectifs précis, afin d'avoir un service efficace. C'était très difficile lorsque nous avons lancé le site. L'utilisateur a très bien compris que ce service est utile. Il suffit de chercher un électricien pour le comprendre: il faut en contacter 15 pour en trouver 2 de disponibles... Or, les prestataires qui répondent à nos appels d'offres sont disponibles pour intervenir chez les gens. Cela n'a rien à voir avec un artisan qui s'inscrit dans un annuaire.
Les artisans jouent-ils facilement le jeu de l'Internet ? Quel est leur degré de maturité à l'égard de l'Internet ?
Jusqu'à il y a encore deux ans, les artisans ne croyaient pas encore à l'Internet. Nous avons su leur démontrer que notre approche était efficace et sérieuse. Nous avons des taux de réussite qui laisseraient pantois les professionnels du marketing direct, puisque 30% des demandeurs de devis finalisent avec nos prestataires. Pour contourner le problème des artisans qui ne seraient pas équipés, nous avons pris le parti d'adresser automatiquement la demande de devis par télécopie. Les artisans reçoivent donc la télécopie immédiatement. Il y a deux ans, les prestataires s'interrogeaient sur l'opportunité du média Internet ou sur la qualité des demandeurs, mais cest devenu quelque chose de naturel. Une démarche Internet est volontaire et cela permet de filtrer la qualité du demandeur. Nous avons des formulaires très précis et il faut être très motivé pour faire une demande. Cest pour cela que les taux de transformation sont élevés.
Quels sont les services qui fonctionnent le mieux ?
La réalisation de cuisines représente 14% de nos demandes. Cest la première rubrique. Ensuite, c'est la pose de fenêtres (7%), la recherche de mutuelles (6%), la rénovation dappartements (5%), les salles de bains (5%), le chauffage électrique (4%), la climatisation pour lété (4%), la sécurité avec des alarmes (4%).
Finalement, vous êtes proches du service denchères inversées. Envisagez-vous de vous élargir vers dautres services, comme le fait Kelkoo ?
Un site comme Kelkoo ne travaille pas sur les services, mais sur les produits. Nous sommes spécialisés dans les services complexes. Entre les deux, il y a des sites spécialisés sur les comparaisons de prix entre les assurances ou les taux de crédit. Nous avons un positionnement unique, puisquil y a une intervention humaine derrière chaque demande. Il y a un artisan qui va se déplacer pour analyser les travaux nécessaires. Ce nest pas une grille tarifaire formatée pour lInternet qui peut répondre à une telle question. Nous allons élargir aux services aux entreprises. Chaque fois, le devis nécessite une intervention humaine, si ce nest un rendez-vous avec le prestataire pour affiner la demande.
Quel est votre modèle économique ?
Nous ne demandons aucun fixe au prestataire. Il ne prend donc aucun risque
Nous ne prenons aucune commission sur les ventes. Nous sommes totalement neutres. Notre métier consiste à apporter des prospects extrêmement qualifiés aux artisans : la facturation est basée sur le prospect que lon envoie au prestataire (environ 10 euros). Il y a une gamme de tarifs en fonction du prix de la demande. Cela reste un système qui est globalement cinq fois plus économique que la prospection par marketing direct ou par annuaires. Maintenant, ce sont les artisans qui viennent vers nous et qui souhaitent sinscrire au service. Le bouche-à-oreille fonctionne extrêmement bien. Par exemple, un peintre qui travaille pour nous va recommander notre service à des artisans avec lesquels il a lhabitude de travailler dans dautres corps de métiers. |
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